les modifications corporels:
Depuis quelques années, les modifications corporelles ont pris dans les sociétés occidentales une expansion remarquable et il est difficile de dire si elles rentrent dans le cadre d'un phénomène de mode ou si elles manifestent une nouvelle approche du corps. La pratique du tatouage est elle, ancienne et s'est considérablement développée depuis un siècle dans nos sociétés, celle du piercing ne date que de quelques dizaines d'années, celle des implants est encore plus récente. Les professionnels font souvent référence à leur historicité et au caractère universel de la modification corporelle.
pour légitimer leurs pratiques ; celles-ci étant souvent associées à des rites de passage dans les populations exotiques, nombre d'analystes universitaires les expliquent aussi de cette manière. L'objet de cet article est de montrer que l'interprétation par le rite est difficilement applicable et que nous sommes confrontés à une question plus complexe faisant intervenir des dimensions symboliques, sociologiques, psychologiques, etc
le piercing :
il représente une lésion visible, auto-appliquée des standards de beauté et des limites corporelles communément acceptés et devient de ce fait une provocation sociale. Nous trouvons là sans doute une des motivations au piercing, recherchée surtout par les adolescents. Mis à part le fait de choquer, leurs raisons impliquent la recherche d'une façon de s'exprimer personnalisée, de faire preuve de courage et de suivre une mode. En arrière-plan. Il semble que, lorsque des adolescents souhaitent une forme d'art corporel (tatouage, piercing ou branding ils ne se soucient ni des règlements, ni des risques ou de Goûts.......
Avant d'être un phénomène à la mode, le piercing est un acte qui a des origines tribales d'un peu partout dans le monde et d'époques différentes.
En effet, dans bien des sociétés primitives, on a utilisé les bijoux corporels, tout comme le tatouage ou les scarifications, soit pour des raisons purement esthétiques, soit de manière rituelle pour affirmer son appartenance à une caste particulière. En Occident, ces pratiques ne sont réellement "en vogue" que depuis la fin des années 80' : d'abord aux USA dans le milieu gay, puis en Europe dans certaines scènes musicales.
Jean-Paul Gaultier a été un des premiers à nous faire (re)découvrir le piercing en France en fin d'année 1993 ou début 1994 (nous ne savons plus exactement !) avec un de ses défilés diffusé à la télévision. Jusqu'à ce jour, on n'avait encore jamais vu de piercings présentés au grand public. Le piercing était à l'époque considéré comme une pratique marginale et sado-masochiste !
Eh oui, le piercing n'est connu en France que depuis 1994.
le tatouage:
Tatouer est une pratique attestée en Eurasie depuis le néolithique. « Ötzi », l'homme des glaces découvert gelé dans les Alpes italo-autrichiennes est mort vers -3 500. Il arbore des tatouages thérapeutiques (petits traits parallèles le long des lombaires et sur les jambes). Le bassin du Tarim (Xinjiang en Chine) a révélé plusieurs momies tatouées de type physique européen. Encore mal connues (les seuls travaux accessibles en langue occidentale sont ceux de J. P. Mallory et V. H. Mair, The Tarim Mummies, Londres, 2000), certaines d'entre elles pourraient dater de la fin du 2e millénaire avant notre ère. Trois momies tatouées ont été extraites du permafrost de l'Altaï dans la seconde moitié du XXe siècle (l'Homme de Payzyrk dans les années 40 ; défunts du plateau d'Ukok dans les années 90). Leurs tatouages mettent en œuvre un répertoire animalier exécuté dans un style curviligne virtuose.
Les Européens ont redécouvert le tatouage lors des explorations dans le Pacifique sud avec le capitaine James Cook dans les années 1770 et les marins en particulier étaient particulièrement identifiés avec ces marques dans la culture européenne jusqu'après la Seconde Guerre mondiale
Idées reçues sur les tatoueurs : non, tous ne sont pas gros, petits, chauves, couverts de tatouages bleus, sortant de prison, ne sachant ni lire ni écrire et ne connaissant comme unique nourriture que la bière.
Le tatoueur dispose d'une matière première extraordinaire : le corps, vivant et évoluant à travers le temps. Son travail est de transformer cette matière pour en faire quelque chose d'original dans le sens propre du terme, d'unique. C'est donc à un véritable artiste que vous vous adressez.
Chaque tatoueur possède un style de tatouage qu'il préfère et dans lequel il excelle. Suivant votre demande, allez taper à la bonne porte : un tatouage est toujours plus réussi quand le tatoueur œuvre dans son domaine de prédilection.
Apprécier son style : demandez-lui des photos de son travail plutôt que d'observer des dessins car un bon dessinateur n'est pas forcément un bon tatoueur et inversement.
Ne considérez pas votre tatoueur comme un simple commerçant, vous ne faîtes pas de troc avec lui. Discutez avec lui de ce que vous voulez, de vos motivations, de ce que vous voulez exprimer. Et demandez-lui aussi son avis si vous arrivez avec un modèle déjà choisi, surtout si ce modèle vient d'un catalogue, de cette façon vous aurez un modèle unique et personnalisé.
Investissez-vous : rendez-vous compte que vous allez acquérir quelque chose à vie. Un tatouage est irréversible, c'est un acte réellement important. Pour être sûr du résultat n'allez pas forcément vers le tatoueur le moins cher (ou le plus cher d'ailleurs) ou le plus proche de chez vous, mais vers celui qui vous semble le plus intéressé par votre motif et dont les réalisations vous plaisent.
Depuis quelques années, les modifications corporelles ont pris dans les sociétés occidentales une expansion remarquable et il est difficile de dire si elles rentrent dans le cadre d'un phénomène de mode ou si elles manifestent une nouvelle approche du corps. La pratique du tatouage est elle, ancienne et s'est considérablement développée depuis un siècle dans nos sociétés, celle du piercing ne date que de quelques dizaines d'années, celle des implants est encore plus récente. Les professionnels font souvent référence à leur historicité et au caractère universel de la modification corporelle.
pour légitimer leurs pratiques ; celles-ci étant souvent associées à des rites de passage dans les populations exotiques, nombre d'analystes universitaires les expliquent aussi de cette manière. L'objet de cet article est de montrer que l'interprétation par le rite est difficilement applicable et que nous sommes confrontés à une question plus complexe faisant intervenir des dimensions symboliques, sociologiques, psychologiques, etc
le piercing :
il représente une lésion visible, auto-appliquée des standards de beauté et des limites corporelles communément acceptés et devient de ce fait une provocation sociale. Nous trouvons là sans doute une des motivations au piercing, recherchée surtout par les adolescents. Mis à part le fait de choquer, leurs raisons impliquent la recherche d'une façon de s'exprimer personnalisée, de faire preuve de courage et de suivre une mode. En arrière-plan. Il semble que, lorsque des adolescents souhaitent une forme d'art corporel (tatouage, piercing ou branding ils ne se soucient ni des règlements, ni des risques ou de Goûts.......
Avant d'être un phénomène à la mode, le piercing est un acte qui a des origines tribales d'un peu partout dans le monde et d'époques différentes.
En effet, dans bien des sociétés primitives, on a utilisé les bijoux corporels, tout comme le tatouage ou les scarifications, soit pour des raisons purement esthétiques, soit de manière rituelle pour affirmer son appartenance à une caste particulière. En Occident, ces pratiques ne sont réellement "en vogue" que depuis la fin des années 80' : d'abord aux USA dans le milieu gay, puis en Europe dans certaines scènes musicales.
Jean-Paul Gaultier a été un des premiers à nous faire (re)découvrir le piercing en France en fin d'année 1993 ou début 1994 (nous ne savons plus exactement !) avec un de ses défilés diffusé à la télévision. Jusqu'à ce jour, on n'avait encore jamais vu de piercings présentés au grand public. Le piercing était à l'époque considéré comme une pratique marginale et sado-masochiste !
Eh oui, le piercing n'est connu en France que depuis 1994.
le tatouage:
Tatouer est une pratique attestée en Eurasie depuis le néolithique. « Ötzi », l'homme des glaces découvert gelé dans les Alpes italo-autrichiennes est mort vers -3 500. Il arbore des tatouages thérapeutiques (petits traits parallèles le long des lombaires et sur les jambes). Le bassin du Tarim (Xinjiang en Chine) a révélé plusieurs momies tatouées de type physique européen. Encore mal connues (les seuls travaux accessibles en langue occidentale sont ceux de J. P. Mallory et V. H. Mair, The Tarim Mummies, Londres, 2000), certaines d'entre elles pourraient dater de la fin du 2e millénaire avant notre ère. Trois momies tatouées ont été extraites du permafrost de l'Altaï dans la seconde moitié du XXe siècle (l'Homme de Payzyrk dans les années 40 ; défunts du plateau d'Ukok dans les années 90). Leurs tatouages mettent en œuvre un répertoire animalier exécuté dans un style curviligne virtuose.
Les Européens ont redécouvert le tatouage lors des explorations dans le Pacifique sud avec le capitaine James Cook dans les années 1770 et les marins en particulier étaient particulièrement identifiés avec ces marques dans la culture européenne jusqu'après la Seconde Guerre mondiale
Idées reçues sur les tatoueurs : non, tous ne sont pas gros, petits, chauves, couverts de tatouages bleus, sortant de prison, ne sachant ni lire ni écrire et ne connaissant comme unique nourriture que la bière.
Le tatoueur dispose d'une matière première extraordinaire : le corps, vivant et évoluant à travers le temps. Son travail est de transformer cette matière pour en faire quelque chose d'original dans le sens propre du terme, d'unique. C'est donc à un véritable artiste que vous vous adressez.
Chaque tatoueur possède un style de tatouage qu'il préfère et dans lequel il excelle. Suivant votre demande, allez taper à la bonne porte : un tatouage est toujours plus réussi quand le tatoueur œuvre dans son domaine de prédilection.
Apprécier son style : demandez-lui des photos de son travail plutôt que d'observer des dessins car un bon dessinateur n'est pas forcément un bon tatoueur et inversement.
Ne considérez pas votre tatoueur comme un simple commerçant, vous ne faîtes pas de troc avec lui. Discutez avec lui de ce que vous voulez, de vos motivations, de ce que vous voulez exprimer. Et demandez-lui aussi son avis si vous arrivez avec un modèle déjà choisi, surtout si ce modèle vient d'un catalogue, de cette façon vous aurez un modèle unique et personnalisé.
Investissez-vous : rendez-vous compte que vous allez acquérir quelque chose à vie. Un tatouage est irréversible, c'est un acte réellement important. Pour être sûr du résultat n'allez pas forcément vers le tatoueur le moins cher (ou le plus cher d'ailleurs) ou le plus proche de chez vous, mais vers celui qui vous semble le plus intéressé par votre motif et dont les réalisations vous plaisent.
